J'en suis la seule auteure et ceux que je frôle en sont un peu complices...
Je garde l'esprit critique et lis la presse quotidienne...
Je vous livre les vaines fantaisies de mes songes..
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A deux reprises récemment, j'ai été confronté à un étrange sentiment : un mélange d'éternité et de morbidité.
Il y a de cela quelques mois, quelqu'un de mon réseau professionnel est décédé. Cependant, son profil sur la plateforme bien connue de réseautage, son profil est toujours actif. Puis je continuer à faire du business avec cette personne de par les cieux où il se promène désormais ? Et si un de mes contacts me demande une mise en relation
avec lui, qu'est-ce que je réponds ? je suis désolée, bidulchoz n'est plus de ce monde. Vous pourrez le contacter quand vous aussi vous y serez avec lui, dans l'autre monde ?
Il y a quelques semaines, une personne de mon entreprise est décédée. Cependant, pas plus tard qu'il y a deux jours, je suis arrivée à lui envoyer un e mail. Puis je continuer à lui poser des questions et à l'informer de toutes ces choses palpitantes qui animent mes journées de business women alors qu'il se promène désormais de par les cieux ? Et si je pouvais l'utiliser pour lui passer toutes les patates pourries que j'ai à gérer ?
Sentiment d'éternité :
nous survivons désormais à notre propre mort grâce aux réseaux sociaux, à la toile en général dans lequel nous nous serions tous empêtrés quelque peu, grâce au courrier virtuel qui lui perdure réellement quand nous nous retournons à la virtualité.
Sentiment de morbidité :
les notaires qui gèrent les successions doivent-ils désormais inscrire dans leur procédure :
- fermer les comptes Facezinzin, Linkglouglou et Viadàtruc (surtout quand nous savons que cela est impossible, tout du moins pour le premier)
- clôturer la boîte mail (encore faut-il avoir le mot de passe ????)
- paramétrer un "out of office" for ever :
Je suis absent(e) du bureau pour l'éternité et je n'y reviendrai plus. je vous laisse tout le merdier et suis bien content(e) de ne plus en être. Je plane désormais de par
les Cieux d'où je ne vous envoie pas mon meilleur souvenir. Vous pouvez contacter n'importe le(la)quel(le) des branquignoles qui continuent à faire
tourner cette p*** de boutique en mon absence : peut-être que ça va enfin les mettre au boulot (on peut rêver).
Publié par CodexMystery à 20:23:06 dans MyBigCompany | Commentaires (0) | Permaliens
C'est toute une histoire, ce sacre. Pas facile de faire le sien. Bejart a été grandiose, j'avais trouvé Preljocaj moins convaincant (et puis j'avais aussi eu trés froid dans les jardins de Versailles). J'étais impatiente de savoir ce que Galotta en avait fait.
Introduction surprenante, dédiée à la musique et à Stravinski. Un cri déchire la salle et surprend. Les danseurs arrivent en courant. Très contemporain. Très aux racines de la danse contemporaine. Alternance de silence et de danse sur les images.
Le rideau se lève sur les petites chaises d'enfants multipliées par 12.
Un solo, avec une voix questionnante. Une femme. Envoutante. Revient à ma mémoire la femme de l'homme à la tête de chou.
Les danseurs sont allongés au sol comme à la fin de l'homme à la tête de chou et le sacre peut commencer.
En fait ce Sacre est une histoire très personnelle, il n'y a pas à dire.
La version choisie du Sacre est très relevée et sa litanie est envoutante.
La chenille de danseurs s'enroule et de déroule.
Et juste ça, comme un bonbon que j'ai savousucé, je re plonge dans mes années antérieures. Je laisse juste le plaisir de ces racines remonter en moi.
Souvenir d'une très belle soirée, avec vue sur la Tour Eiffel, avec les bras de mon amour, avec les yeux de Tokyo…..
Merci Jean-Claude,
Publié par CodexMystery à 22:27:35 dans Belleschozdela vie | Commentaires (0) | Permaliens
Bientôt 15 ans que j'avais envie de voir une compagnie de danse hip-hop. Vœux enfin réalisé, et que de temps que je ne rattraperai pas….
Donc ma première expérience de spectacle de danse hip-hop, cela aura été avec la compagnie Alexandra N'Posse et la pièce les S'Tazunis.
Alors si je peux regretter une chose, c'est peut-être les lumières trop feutrées qui nepermettaie nt pas toujours de profiter pleinement de tous les mouvements (ou alors je vieillis - ça c'est sûr - et mes yeux avec).
Après quelques minutes de mise en route, de surprise, je ne sais à quoi je m'attendais mais pas à ça. En fait, la tonalité s'avère très contemporaine. Oui bien sûr, les mouvements puisent leur source dans le hip-hop : beaucoup de mouvements acrobatiques au sol, désynchronisation et isolation des différentes parties du corps. Rapports de groupe entre les danseurs, regards et échanges.
Cependant la mise en scène est particulièrement contemporaine, enchainant des tableaux très travaillés.
M'auront marqué
- le danseur et la table (un rappel du Festin de Brumachon) : poignant moment solitaire avec l'objet où est les acrobaties sont particulièrement mises en valeur ainsi que l'émotion de la solitude
- le quatuor des poiriers
- West Side Story version danse de rues : une pure merveille d'ingéniosité, à mi-chemin entre la parodie et la diversion
- tous au cinéma sur un canapé transformable en piste de défilé
- la danse des esclaves : les mouvements saccadés qui font tourner la tête les corps qui souffrent et dont les formes sont exacerbées dans la lumière stroboscopique
- le jeu de piste entre les lumières des projecteurs : la course au billet vert
Le tout avec beaucoup de joyeuseté et une interprétation soignée sans être sophistiquée, sur une bande son rythmée et ingénieuse.
Bref, comme dirait l'autre, une bien belle soirée d'aération neuronale.
Publié par CodexMystery à 22:00:41 dans Belleschozdela vie | Commentaires (0) | Permaliens
C’est un moment magique-unique à plus d’un titre. La rencontre de 3 artistes qui traversent le temps et s’en jouent à plus d’un titre. Le titre d’un album, le titre d’une chanson mythique revisitée, le titre d’un ballet qui va s’inscrire dans le répertoire le plus abouti de la danse contemporaine.
C’est un jeu entre la vie et la mort, entre l’amour et le désir qui rend fou. A plus d’un titre…. Car ce spectacle re donne vie, au-delà de leur mort, ironie du sort, à deux des principaux créateurs. Et dans une immense émotion, le chorégraphe encore en vie concrétise son hommage au travers de ses danseurs. C’est l’histoire d’un homme fou d’amour et de désir pour Marilou. C’est l’histoire d’un amour fusionnel ou la jalousie mène au meurtre.
Le spectacle s’ouvre sur une chaise vide, posée à terre, que sûrement Alain Bashung devait sans nul doute l’occuper. Chaque danseur vient exprimer, dans son individualité, dans son intimité, à la fois une pensée pour l’artiste qui n’est plus là, mais aussi une forme personnelle de désir qui va habiter la suite du ballet, qui constitue son intrigue. On retrouve avec un plaisir intense la danse tout en fluidité de Galotta. Un très long mouvement fait d’une multitude de gestes qui paraissent déstructurés, désordonnés et se fondent dans un ensemble impeccable. Tous comme les danseurs, tous différents, des physiques très marqués, de véritables personnalités, et qui se donnent dans un ensemble harmonieux. Une danse énergique et profonde, faite de technicité et de relâchement de soi, qui permet l’expression des sentiments les plus cachés. On se laisse rapidement emporté par la voix de Bashung et la musique de Gainsbourg, qui s’entre-mêlent dans la tonalité exacte : sensualité, violence, tendresse, bonheur, souffrance. Toutes les expressions du désir déraisonnable.
Les costumes épurés se jouent de l’intrigue : les dessous noirs des moments de bonheur deviennent blancs quand d’un geste insensé l’homme assassine Marilou. Sa chemise qui l’habillait tel un ange avant l’acte fatal devient mousse…. Celle de l’extincteur. Qui éteint l’amour, met fin à l’insatiable appétit de l’autre, enlève Marilou à la vie. Moment intense d’émotions où le chorégraphe sur la scène dédie son art aux âmes des deux autres co créateurs de cette œuvre hors du temps, qui alors qu’elle parle de mort, rend le plus beau des hommages à la vie et au plus extravagant des sentiments.
Alors on a hâte : que la bande-son sorte en CD vite vite. Et on ne peut qu’avoir envie d’y retourner.
Publié par CodexMystery à 17:40:38 dans Belleschozdela vie | Commentaires (1) | Permaliens
Je me suis auto interpellée récemment dans l’ascenseur de la Grande Tour, où je vais de moins en moins, pour cause de déplacements intempestifs à droite, à gauche au Nord et au Sud. J’ai croisé des collègues de temps anté diluviens où nous consacrions nos journées, en toute simplicité pas compliqué (enfin quand même c’était déjà un peu compliqué) , à essayer de faire marcher des trucs à bidules, faire rentrer des ronds dans des rectangles, bref, des activités pas très ludiques mais somme toute quelque peu rémunératrice.
Mais venons-en au fait. Depuis ces temps anté diluviens qui me paraissent bien loin, je dois en être à mon 3ème job, j’ai connu le rayonnement sur ce qu’était l’empire romain au temps de sa splendeur, l’élargissement à 3 continents, puis le retour à l’Europe de l’Ouest. Et des projets en veux-tu en voilà de changement, réorganisation, re re changement, nouveaux chefs, nouvelle stratégie, nouveaux défis ! Et dans cet ascenseur Marie-Machin et Jean-Truc. Qui eux, n’ont pas bougé. Même pas d’étages didon. Les pieds fossilisés dans la moquette de la Grande Tour. Leur énergie avec ! Le regard tout triste et le teint pâle. Font toujours la même chose depuis tout ce temps, toujours le même sujet, le même périmètre, le même bureau….. La différence m’a frappée d’un coup d’un seul. Mouaih, parce qu’au final, toutes ces perturbations changeantes bourrées de multi déplacements ça m’a rapporté de la fatigue, du stress et pas plus de pépettes. Mais certes, quelle fierté, ça m’a aussi rapporté une carte dorée sur une grande compagnie aérienne bien connue, des bleues des vertes des noires des blanches de chaînes d’hôtel diverses et variées, des collègues aux 4 coins de la planète (chercher les coins) que je vois clignoter leur nom avec plein de petites couleurs sur le système de chat interne, et je dois en oublier. Super !
C’est à ça que l’on reconnaît les énergies qui renouvelleront la Big Company ? Mouaih, allez, on peut rêver.
Publié par CodexMystery à 19:40:35 dans MyBigCompany | Commentaires (0) | Permaliens
Réagissez, que diable !